S'entraîner pour un triathlon tout en travaillant à temps plein

Kaitlin Carew, membre de l'équipe professionnelle américaine de ZONE3, partage ses meilleurs conseils sur la façon d'équilibrer l'entraînement, le travail à temps plein et d'autres engagements de la vie sans se sentir épuisé.
Date: September 25, 2024
Time: 5 min
Kaitlin Carew is standing in her trisuit next to her Liv bike on a road surrounded by tall trees on a sunny day

S'entraîner pour n'importe quelle course, c'est déjà un processus exigeant et chronophage en soi. Et quand tu y ajoutes le boulot et les autres responsabilités de la vie, tout ça devient encore plus compliqué.


Je m’appelle Kaitlin et je travaille à temps plein comme kinésithérapeute, tout en m’entraînant pour participer à des triathlons sur distance complète. Mon objectif est de me qualifier pour les Championnats du monde Ironman par catégorie d’âge à Kona en 2025.


Poursuivre mes objectifs tout en travaillant à temps plein, c’est un défi, mais c’est aussi très gratifiant. Il y a des jours où j’arrive à trouver l’équilibre parfait, mais d’autres où c’est moins facile.


M'entraîner pour un triathlon tout en travaillant m'a beaucoup appris sur moi-même.

Je te partage ici les meilleurs conseils que j'ai retenus et qui m'ont aidée à garder la tête froide, à améliorer mon équilibre entre vie pro et vie perso, et à exceller en tant que triathlète.

Kaitlin is wearing her ZONE3 Team USA kit, pointing at the zone3 logo and smiling at the camera

Les meilleurs conseils pour s'entraîner au triathlon tout en travaillant

  1. Un jour à la fois.

    Au début de l’entraînement, j’avais l’habitude de me projeter sur la semaine suivante. J’essayais de planifier chaque jour de la semaine entière.

    Je me sentais submergée et j’avais envie de tout boucler le plus vite possible. Je me sentais stressée lors des sorties entre amis, des autres rendez-vous et même au boulot. Je ne prenais plus aucun plaisir à m’entraîner.

    Tout me semblait être une corvée. Un soir, alors que je me sentais débordée, mon mari m’a dit : « Ralentis, vis au jour le jour. » J’ai décidé d’essayer et cette stratégie a l’air d’avoir marché. Je me sentais moins débordée et moins anxieuse. J’ai commencé à prendre plus de plaisir à m’entraîner, au point même d’attendre mes séances avec impatience.

  2. Concentre-toi sur l’objectif à atteindre.

    Il y a beaucoup de matins où je préférerais de loin rester au lit. C’est facile d’appuyer sur « snooze » et de se dire « je le ferai plus tard », mais quand ce « plus tard » arrive, je ne suis jamais motivée pour le faire.

    En plus des réveils matinaux, il y a plein de jours où je suis débordée au boulot et où je préférerais m’affaler sur le canapé après. Ce qui me motive à sortir du lit, ce sont mes objectifs. Je me rappelle pourquoi je m’entraîne : mon envie de réussir est plus forte que la petite voix dans ma tête qui me dit de ne pas le faire.

  3. La discipline, la discipline, la discipline.

    La motivation te permet de démarrer, mais c’est la discipline qui te porte tout au long du cycle d’entraînement.

    S’entraîner pour un Ironman tout en travaillant demande une motivation intérieure et une autodiscipline considérables. Il y aura plein de séances d’entraînement longues et solitaires, ainsi que de nombreuses journées épuisantes. Avoir la discipline de continuer à t’entraîner quand tu es fatigué ou démotivé contribue à la réussite de ton cycle d’entraînement et de ta course.

  4. Fixez-vous des limites.

    Si tu travailles avec un coach, sois intransigeant sur le temps que tu peux consacrer à l’entraînement chaque jour et respecte-le. J’ai appris qu’en étant strict sur mon temps d’entraînement quand je travaille, j’arrive à réussir mon entraînement sans m’épuiser.

    Tu connais tes limites et ce qui te convient le mieux, fais-leur confiance. Limiter le temps d’entraînement les jours où je travaille me laisse plus de temps pour la récupération et la détente, ce qui est tout aussi important.

  5. Il faut faire des concessions. Une journée ne compte que 24 heures, et parfois j’aimerais qu’il y en ait plus.

    Certains jours, j’essayais de caser à la fois l’entraînement, le boulot et une sortie entre amis. Ces jours-là, j’étais épuisée et j’avais l’impression de ne jamais avoir assez de temps pour récupérer.

    C’est dur de refuser de passer du temps avec les autres, mais j’ai appris à préserver ma santé mentale : c’est indispensable. J’ai appris qu’il n’y a pas de mal à dire non et à donner la priorité à ma récupération ou à mon entraînement.

    Ça ne veut pas dire que tu ne pourras plus participer à rien, mais ça sera peut-être moins souvent que d’habitude.

  6. Le soutien, c’est essentiel.

    Sans celui de ma famille, de mes amis ou de mon mari, je n’y arriverais pas. Que j’aie besoin de plus d’eau pendant une longue sortie à vélo ou d’encouragements pour faire une séance d’entraînement, ils sont toujours là pour moi. Leur soutien sans faille m’aide à tenir le coup tout au long du cycle d’entraînement et le jour de la course !

    Mon conseil, c’est de t’entourer de gens qui veulent que tu réalises tes rêves. Rejoindre un club ou une équipe de triathlon peut t’apporter le soutien dont tu as besoin, et la plupart des autres membres seront aussi dans la même situation pour concilier travail et entraînement.




  7. C’est facile de se laisser envahir par les pensées négatives.

    On a tous des journées épuisantes au boulot qui tentent de te convaincre de lever le pied à l’entraînement, voire de ne pas t’entraîner du tout.

    Dès que je remarque des pensées négatives, j’essaie de recentrer mes pensées et mon énergie. J’ai découvert que si j’arrive à franchir le pas, tout devient plus facile.


  8. Prends le temps de prendre soin de toi.

    Non seulement l’entraînement est physiquement exigeant, mais le boulot l’est aussi.

    Personnellement, je passe beaucoup de temps debout et à bouger tout au long de la journée. À la fin de la journée, j’ai les jambes fatiguées. Quand je ne prends pas de temps pour moi, je me sens vite à bout. Pour moi, c’est important de donner la priorité à la récupération et à la détente. Je me sens mieux préparée pour la prochaine journée d’entraînement. C’est important non seulement les jours chargés, mais aussi pendant mes jours de repos.

    Avant de te sentir à bout, il est important de prendre un peu de recul par rapport au triathlon et au boulot. Ça permet non seulement de récupérer physiquement, mais aussi mentalement !


  9. Sois indulgent envers toi-même.

    On ne le dira jamais assez. Toutes les journées ne seront pas parfaites, il y aura des jours où ton corps, ou toi-même, auras besoin d’une pause.

    Il y aura des jours où tu manqueras de temps. Ce n’est pas grave ! Ce qui compte, c’est que tu sois présent chaque jour et que tu donnes le meilleur de toi-même.


  10. Profite du voyage.

    S’entraîner pour un Ironman demande beaucoup de temps, de dévouement et de persévérance.

    Travailler à temps plein en plus de l’entraînement ajoute un défi et des épreuves supplémentaires, mais je ne changerais ça pour rien au monde.

    Ce parcours a été chaotique et a mis mes limites à l’épreuve, mais il a été magnifique en même temps. J’ai hâte de prendre le départ pour voir de quoi je suis capable !

Kaitlin is riding her race bike on the road - she is going quickly so the photo is blurred

Kaitlin Carew - Ambassadrice de l'équipe Zone3 Pro Team USA

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