Nager avec des skins, des combinaisons ou des swimskins : ce que les triathlètes doivent savoir
Tous les triathlètes se posent tôt ou tard la même question : qu’est-ce que je dois porter pour la natation ? Avec des termes comme « combinaison », « swimskin » et « skins » qui circulent, la réponse est moins évidente qu’elle ne devrait l’être, surtout quand on prend en compte le règlement de la course et la température de l’eau.
Voici un aperçu clair des trois options, des règles qui permettent de les distinguer, et comment le bon choix te fait gagner du temps dans l'eau.
La différence entre les « skins », les combinaisons et les « swimskins »
Les « skins » (aussi appelés « Trisuit » ou « maillot de bain »).
Nager en « skins » signifie généralement porter uniquement un maillot de bain ; certains nageurs parlent de « courir en maillot de bain ». En triathlon, ça désigne ton Trisuit, cette combinaison une pièce que tu portes pendant les trois disciplines. Léger et respirant, le Trisuit est la tenue par défaut pour les courses où aucun équipement de natation supplémentaire n’est autorisé, comme les triathlons en piscine ou les courses en eau chaude où les combinaisons sont interdites.
Combinaison spécifique à la natation.
Une combinaison spécifique à la natation ou au triathlon t’aide à nager plus vite, à flotter plus facilement et à rester au chaud. Fabriquée en néoprène « smoothskin », elle apporte de la flottabilité et réduit la traînée, ce qui en fait le choix numéro un pour la plupart des épreuves en eau libre et les longues distances à la nage.
Swimskin.
Un « swimskin » se situe entre les deux. Il n’est pas considéré comme une combinaison, puisqu’il ne contient pas de néoprène et n’apporte pas de flottabilité, mais il a tout de même sa place car il réduit la traînée par rapport à la nage en Trisuit seul. Un « swimskin » est une combinaison compressive et hydrodynamique que tu enfiles par-dessus ton Trisuit lors des épreuves de natation sans combinaison : généralement sans manches ou à manches courtes, il descend jusqu’aux genoux et est doté d’une fermeture éclair à l’arrière pour réduire la traînée frontale.
Le maillot de natation Zone3
Le Streamline Sleeveless a été développé pour répondre aux demandes des athlètes Ironman qui participent à des épreuves de natation sans combinaison. Son tissu italien Revo Energy ultra-léger, doté d’un nano-revêtement hydrofuge, fait perler l’eau au lieu de l’absorber ; ses coutures entièrement thermocollées sont plates et ne présentent aucun accroc où l’eau pourrait s’accrocher ; et grâce à sa fermeture éclair à l’arrière, tu peux l’enlever en quelques secondes lors de la transition.
Les coupes homme et femme sont différentes pour s'adapter à la morphologie de chacun, alors jette un œil au guide des tailles pour trouver la tienne.
Quelles sont les règles pour les épreuves de natation avec ou sans combinaison ?
La possibilité de porter une combinaison lors d’un triathlon dépend principalement de la température de l’eau.
Règles relatives à la combinaison selon la catégorie et la distance de natation :
Élite, U23, Juniors et Jeunes : jusqu’à 1 500 m, combinaisons interdites à partir de 20 °C ; à partir de 1 501 m, interdites à partir de 22 °C. Obligatoires à 15,9 °C et en dessous.
Catégorie d'âge (jusqu'à 55 à 59 ans) : jusqu'à 1 500 m, interdite à partir de 22 °C ; à partir de 1 501 m, interdite à partir de 24,6 °C. Obligatoire à 15,9 °C et en dessous.
Catégorie d'âge (60 à 64 ans et plus) : toutes les distances, interdite à partir de 24,6 °C. Obligatoire à 15,9 °C et en dessous.
Remarque : les règles peuvent varier selon l’organisateur de la course ou la fédération (Ironman et British Triathlon ont parfois des règles différentes), alors considère ça comme un guide général et vérifie le guide de l’athlète de ta course.
Dans les courses où la combinaison n’est pas autorisée, tu peux porter un « swimskin » par-dessus ta Trisuit. Pour les triathlons en piscine, les combinaisons sont interdites et les Trisuits sont la norme, vu les distances plus courtes.
Si une course est déclarée « sans combinaison » pour la natation, ce qui a été souvent le cas ces dernières saisons, notamment au Challenge Roth, la plupart des instances dirigeantes, dont Ironman et British Triathlon, interdisent également tout néoprène pendant la natation. Ça exclut donc les shorts de combinaison, les genouillères en néoprène, les combinaisons courtes et tout autre accessoire en néoprène flottant. Le seul équipement autorisé dans ces conditions est un Trisuit ou, en option, un maillot de natation en tissu non flottant.
Pourquoi porter une combinaison (quand c’est autorisé) ?
Si la combinaison est autorisée pour la natation, en porter une est presque toujours le choix le plus judicieux, surtout en eau libre. Au-delà de la chaleur, une combinaison spécialement conçue pour le triathlon soutient ton corps dans l’eau, améliore ta position et t’aide à nager plus vite avec moins d’effort.
Beaucoup de nageurs, surtout les débutants, s’enfoncent légèrement au niveau des hanches et des jambes, ce qui crée une traînée et oblige le haut du corps à fournir plus d’efforts pour rester à l’horizontale. Une bonne combinaison utilise des panneaux de flottabilité stratégiquement placés pour soulever tes jambes et ton tronc, te maintenant ainsi dans une position plus horizontale et plus Streamline. Cela se rapproche de la façon dont les nageurs de haut niveau flottent naturellement, et te permet de gaspiller moins d’énergie à lutter contre ta propre mécanique corporelle. La partie natation te semble ainsi plus maîtrisée et moins épuisante.
Amélioration de la flottabilité : une combinaison maintient ton corps plus haut dans l’eau, ce qui réduit l’effort et améliore l’efficacité de tes mouvements.
Résistance réduite : les revêtements en néoprène lisse et la coupe ajustée glissent plus vite dans l’eau que la peau nue ou un tissu classique.
Économie d’énergie : grâce à cette position Streamline, tu sors de l’eau moins fatigué et mieux préparé pour le vélo et la course à pied.
Confiance : surtout pour les débutants, la flottabilité supplémentaire apaise le stress lié à la nage en eau libre.
Pourquoi utiliser un « swimskin » (quand les combinaisons sont interdites) ?
Lorsque les combinaisons sont interdites en raison d'une eau chaude, les athlètes doivent choisir entre nager uniquement en Trisuit ou enfiler un « swimskin ». La différence peut paraître minime, mais elle se ressent fortement à la nage, surtout sur de longues distances. Conçu pour la vitesse plutôt que pour la chaleur ou la flottabilité, un « swimskin » réduit la traînée et t'aide à te déplacer dans l'eau avec moins de résistance.
Les swimskins sont fabriqués à partir de tissus à mailles serrées et hydrofuges qui épousent parfaitement le corps, minimisant ainsi la traînée causée par des matières plus amples ou absorbantes. Ils n’offrent aucune flottabilité, et c’est justement ce qui les rend conformes aux règles ; ce qu’ils réduisent, c’est la friction en surface, surtout au niveau des hanches, des épaules et des cuisses, là où la résistance te ralentit. Sur 750 m, 1,5 km ou 3,8 km, de petites réductions de traînée finissent par faire une différence de temps mesurable. Pour les athlètes qui cherchent à gagner chaque seconde, c’est un vrai avantage.
Une hydrodynamique épurée : un swimskin comprime ton corps et lisse ton profil pour réduire la résistance.
Vitesse améliorée : pas de flottabilité, mais un gain de temps avéré par rapport à un Trisuit seul.
Soutien musculaire : une compression douce réduit les vibrations musculaires et la fatigue tout au long de la natation.
Début de saison : combinaison ou maillot de natation ?
Les courses du printemps et du début de l’été posent un dilemme : l’air se réchauffe, mais l’eau reste froide, et les règles ne sont fixées qu’à l’approche de la semaine de course. Les lacs et les rivières se réchauffent plus lentement que la mer, et une brise matinale peut donner l’impression que l’eau est plus froide que ne l’indique la température mesurée. Au Royaume-Uni, en début de saison, le choix se porte presque toujours sur la combinaison, pour la chaleur et la flottabilité qu’elle apporte, tant que la température de l’eau reste bien en dessous des seuils autorisés.
Le maillot de natation prend tout son sens plus tard dans la saison, lors des courses en eaux chaudes et des épreuves de natation où la combinaison est interdite. Si tu as les deux dans ton sac, entraîne-toi avec chacun avant le jour de la course ; savoir comment une combinaison se comporte à l'effort en compétition vaut bien plus que n'importe quelle fiche technique.
Découvre les maillots de natation Zone3 pour les épreuves sans combinaison
FAQ
Est-ce qu’un maillot de natation vaut le coup ?
Pour une course sans combinaison, oui. C’est pendant la natation que le règlement te prive de l’avantage de ta combinaison, et un maillot de natation est le seul équipement autorisé qui te permet de récupérer une partie de cet avantage.
Les maillots de natation ont-ils une flottabilité ? Pas de manière significative, et c’est justement le but. La flottabilité provient du néoprène, c’est pourquoi les combinaisons sont interdites en eau chaude. Un maillot de natation mise plutôt sur la réduction de la traînée et la compression.
Qu’est-ce que tu mets sous un maillot de natation ? Ta tenue de course. Tu enfiles le maillot par-dessus ton Trisuit et tu l’enlèves lors de la transition.
Peut-on porter un maillot de natation en piscine ? Oui. Le tissu résiste au chlore, donc l’entraînement en piscine et les courses de natation en piscine ne posent aucun problème.
Combien de temps dure une combinaison de natation ? Si tu en prends soin, plusieurs saisons. Rince-la à l'eau douce après chaque séance, fais-la sécher à l'abri du soleil et fais attention aux ongles pointus et aux surfaces rugueuses quand tu l'enfiles.